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Les enfants de l'autre ...

Capsule # 15

Les enfants de l'autre

 

Quand ils se sont rencontrés, Anick et Carl n'en étaient pas à leur première union. Début trentaine, elle a deux enfants, un garçon de quatre ans et une fille de huit ans. Début quarantaine, il est le père d'une grande fille de douze ans. Quand ils ont fait le choix de vivre ensemble, il a aussi été entendu qu'ils n'auraient pas d'autres enfants. La famille est complète.

 

Le libre-choix des parents, le non-choix des enfants.

Ils se sont bien préparés à faire vie commune. Un choix réfléchi, rien de précipité. Ils étaient bien conscients des difficultés d'adaptation, mais quand on s'aime, on est prêt à relever tous les défis. Même s'ils étaient d'accord avec leur mère de former une nouvelle famille, les enfants d'Anick ont été vite déstabilisés; ils ne l'avaient plus pour eux seuls. De son côté, la jeune adolescente, en garde partagée, acceptait mal la nouvelle discipline de la maison et la présence trop intrusive de sa belle-mère. Selon elle, chez sa mère, elle avait pas mal plus de liberté. Elle se disait moins bien traitée que les deux autres.

 

C'est bien vrai qu'on ne peut jamais prétendre être le parent des enfants de l'autre. Que de tiraillements et de limites cela impose. Sans oublier les «ex» familles qui ne veulent surtout pas être en reste. Comment définir son rôle de beaux-parents? Comment arriver à accommoder tout le monde?  Qu'à cela ne tienne, en parents bien intentionnés, en y mettant beaucoup de compréhension et les efforts nécessaires, tout rentrerait dans l'ordre avec le temps. On finirait par avoir un peu de tranquillité.

 

D'une crise à l'autre.

Les enfants ont appris à composer avec les hauts et les bas de leur nouvelle famille. C'est le couple finalement qui a été le plus mis à l'épreuve. Le désenchantement a tôt fait de transformer leur beau rêve en désillusion. Après trois ans à passer d'une crise à l'autre, Anick et Carl se sont perdus de vue. Trop d'investissement sur la famille à reconstituer et de moins en moins de temps pour leur intimité. Trop à faire pour assurer le bonheur des enfants. Trop de fatigue accumulée et pas assez d'énergie à investir dans leur couple. Trop de frustrations et de culpabilité. Comment reprendre le temps perdu? Comment se ramener à leurs besoins? «Quand il s'agissait de nous deux, on remettait toujours à plus tard, on oubliait de s'aimer comme cela se doit. On ne faisait que régler les problèmes au fur et à mesure. Triste constat : la barre a-t-elle été trop haute malgré toute notre bonne volonté?»

 

Aucune recette magique.

On s'entend qu'il y a de très belles histoires de familles recomposées. Tout est possible, mais aucune ne pouvait être garante d'un succès assuré, seules les conditions étaient sans doute plus favorables. Il n'y a pas de mode d'emploi. L'aventure d'Annick et Carl nous sert d'exemple. On dira : «mieux valait essayer que de ne rien faire». Peut-être bien. Encore faut-il reconnaître qu'être parents et être un couple, ce sont deux univers aussi complexes l'un que l'autre et que leurs frontières respectives sont facilement chaotiques. C'est pourquoi bien des parents qui ont vécu une séparation ont choisi d'attendre que leurs enfants deviennent des adultes avant qu'eux-mêmes s'établissent dans une nouvelle union. Ont-ils été plus sage? Ont-ils été plus attentifs à leurs besoins et à ceux de leurs enfants sans les confondre?

 

L'enjeu : mobiliser les ressources.

Nous recevons en consultation plusieurs couples (30% de notre clientèle) qui ont fait ce choix de vivre avec «les enfants de l'autre» dans leur tentative de reformer une famille et ainsi devoir faire face à des difficultés insoupçonnées. D'où l'importance d'intervenir judicieusement en mobilisant toutes les ressources possibles. Une autre séparation sera encore plus néfaste aux couples et à leurs enfants.

 

S'il est vrai qu'on ne choisit pas sa famille, ce l'est encore davantage pour une famille recomposée. On ne peut se contraindre à s'aimer. On ne fait que protéger un peu plus son territoire.  Le sentiment le plus trouble pour un enfant c'est sa loyauté envers ses deux parents et à sa fratrie d'origine. À qui s'attacher? Peut-il éviter ce drame intérieur quand ses parents font des choix de vie qui ne seront jamais les siens?

 

 «Si recomposer une famille peut être une magnifique expérience, riche d'ouverture, de générosité, de tolérance, il ne faut ni rêver, ni se faire trop d'illusion : cela ne va pas de soi

 (Béatrice Copper-Royer, psy.)

 

 

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03/11/2016   


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