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Le silence qui tue

Capsule conjugale # 10

Marie et Henri ont vingt huit ans de vie conjugale. Ils ont deux enfants : un garçon de 25 ans et une fille de 23 ans. Depuis quelques années, Marie menace constamment de s’en aller si son conjoint ne change pas. Pour elle, cela signifie de prendre les grands moyens, c’est-à-dire, faire une thérapie individuelle ou en couple. Elle veut qu’il s’ouvre, qu’il parle de ce qu’il vit intérieurement. Après plusieurs crises, les ultimatums et les mêmes plaintes insistantes, le couple se retrouve enfin en consultation conjugale.
 
Le mutisme d’Henri
Pendant toutes ces années, Henri s’est surtout consacré à son travail. Il reconnaît que parfois cela lui servait de prétexte pour éviter les nombreuses disputes conjugales. Plutôt introverti et bourru, il s’est forgé une bonne carapace en s’enfermant dans un certain mutisme qui s’est accentué jusqu’au moment de sa retraite.
 
Les crises émotionnelles de Marie
Marie, consciente de ses difficultés relationnelles et de son insécurité, a suivi quelques thérapies et des cours de croissance personnelle. Elle dit avoir réglé ses problèmes et appris à communiquer. Pourtant sa colère envers son conjoint est tellement grande que tout ce qui sort de sa bouche et tout son non-verbal sont des attaques contre lui. Rien pour aider Henri à sortir de son mutisme et à moins se dérober. D’emblée et sûre d’avoir raison, Marie affirme que le problème c’est lui et lui seul.
 
Un parcours semé d’embûches
Il en a fallu du temps à Marie pour exprimer toutes ses frustrations et son ressentiment non seulement envers son conjoint mais surtout envers son père qui a abusé d’elle pendant toute son enfance. Ses attentes en couple étaient donc très élevées. Il aurait fallu qu’Henri soit doux, qu’il prenne son temps, qu’il soit compréhensif et ouvert, qu’il exprime ses sentiments, qu’il n’ait jamais de sautes d’humeur. En somme, il aurait fallu qu’il ne ressemble en rien à son père agresseur. Elle allait même jusqu’à le surveiller dans ses agissements envers les enfants.
 
Les quelques mots qu’Henri arrivait peu à peu à libérer exprimaient combien il se sentait heurté et meurtri de ne pouvoir arriver à satisfaire Marie; bien qu’il fut le plus possible à son service et malgré tous ses efforts pour lui faire plaisir. Henri reconnaissait que, lui aussi, avait grandi dans un milieu familial peu épanouissant, qu’il se faisait constamment abimer de reproches par son père. C’est ainsi qu’il s’était enfermé dans une carapace d’homme peu affectueux, voire menaçant pour qui oserait trop s’approcher. Pour lui le monde des émotions a fini par le rebuter encore plus en voyant Marie réagir si intensément dans ses grandes colères comme dans ses grandes peines.
 
Dans un contexte aussi hostile entre eux, leur intimité conjugale se rétrécissait de plus en plus et Marie en est venue à être jalouse et humiliée à chaque fois qu’Henri pouvait démontrer quelques signes d’attention à d’autres femmes en public le soupçonnant de vouloir la tromper.
 
Redonner à chacun sa part de responsabilité
Marie et Henri sont arrivés, lentement et progressivement, à prendre leur part de responsabilité et à faire les apprentissages nécessaires qui posent les bases d’une réelle communication de couple.
 
Ils ont d’abord commencé à faire ce travail exigeant et douloureux de se défaire des mécanismes de défenses et des fonctionnements néfastes programmés depuis leur enfance. Ainsi, ils pouvaient éviter le transfert de leurs expériences négatives avec leur père respectif.
 
Plus ils arrivaient à briser leurs défensives, plus ils étaient à même de désamorcer les crises et de mettre fin à l’escalade. Ils ont appris, dans un climat plus calme et détendu, à utiliser les reconnaissances et à s’en nourrir pour mieux déployer leurs forces. Ils ont appris à utiliser un langage approprié pour moins se déchirer dans des querelles stériles. Ils se sont tranquillement apprivoisés par des gestes de tendresse.
 
Aujourd’hui, leur lien de confiance tend à se rétablir en faisant des choix qui les respectent. Demain, qui sait, pourront-ils devenir le couple qu’ils n’ont jamais été.
 
«Pour qu’une vie de couple soit heureuse, procure du bonheur et dure dans le temps, ne faut-il pas que les partenaires soient dépourvus de tout ressentiment?»
(CDPEC, session 2, 2012)
 

CDPEC 2014

01/09/2015   


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