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Le no man's land conjugal

Capsule conjugale # 7

Le « no man's land » conjugal

Julie et Pierre forment un couple qui aime la confrontation. Ils s'informent beaucoup sur les problématiques sociales, les questions d'environnement et les affaires publiques notamment. Ils suivent l'actualité de près et essayent de se forger une opinion. C'est d'ailleurs en s'impliquant dans une campagne électorale qu'ils se sont connus; il y a de cela une bonne dizaine d'années. Ils ont un enfant, un garçon qu'ils adorent, mais ils ont fait le choix que la famille ne s'agrandirait pas davantage. Comme ils disent : «nous avons bien d'autres chats à fouetter».

Ils débattent beaucoup entre eux sur à peu près tous les sujets. Les proches et leurs amis/es ont parfois l'impression qu'ils s'épuisent dans des échanges verbaux interminables. Cela ressemble à une joute pour savoir qui aura le dernier mot. À les voir, plutôt à les entendre, ainsi débattre leurs idées et leurs convictions, on en viendrait vite à la conclusion qu'ils vont finir pas se lasser l'un de l'autre et se séparer. Et pourtant la prédiction ne semble pas se confirmer. Bien au contraire, ils se disent plus unis que jamais.

Qu'est-ce qui fait que Julie et Pierre arrivent à se maintenir dans un bon équilibre conjugal malgré le fait qu'ils se confrontent autant dans leurs opinions? Une observation attentive nous permettrait de constater qu'ils font consensus sur certaines ententes implicites dans leurs débats qu'on peut appeler les « règles du no man's land ».

« No man's land »  est une expression anglophone qui signifie littéralement : terre d'aucun homme. Il s'agit d'un terrain neutre, inoccupé, servant de frontières entre deux États en guerre. On ne peut franchir cette zone sans commettre une agression. Cela permet d'assurer une paix relative dans toutes les confrontations. Qu'en est-il de ces règles du « no man's land » pour les couples comme Julie et Pierre.

Une condition gagnante : s'affirmer.

Une bonne affirmation de soi favorise une plus grande harmonie que l'obligation de partager les mêmes points de vue. Se mettre vite d'accord peut être synonyme de concessions faciles et de frustrations. L'assertion est une composante essentielle de l'estime de soi. Taire son opinion ou ses réactions pour éviter les conflits ne peut qu'augmenter les tensions dans le couple et lui rendre la vie encore plus insupportable. On entend souvent des femmes se plaindre ainsi de leur conjoint : «C'est frustrant de ne jamais savoir ce qu'il pense vraiment».

L'affirmation de soi doit être réciproque.

S'affirmer ne se fait jamais à sens unique et au détriment de l'autre. Comme dans toute compétition, on aime donner son 110% et éprouver la sensation d'être gagnant; en contrepartie, on n'est pas si malheureux et abattu de céder une petite victoire à l'autre en autant que le jeu a été franc, honnête, sans coup bas. «C'est de bonne guerre, j'ai eu toute les chances de me faire valoir». S'affirmer n'est pas juste se convaincre d'avoir raison mais c'est aussi la recherche d'une certaine vérité à deux. La pire des prétentions c'est de se croire meilleur que l'autre et se mettre sur un piédestal. On finit toujours par payer le prix de son arrogance.

Des frontières ajustées, claires et souples.

Dans une saine confrontation, il y a une limite à ne jamais dépasser : celle d'utiliser un langage disgracieux, des paroles dévalorisantes ou avoir des comportements vexants qui portent atteinte à l'intégrité intellectuelle et psychologique de l'autre. Qui dit intégrité, dit frontières. L'agression, c'est franchir les frontières de l'autre à son corps défendant en vue de le déstabiliser. Les couples aux frontières ajustées connaissent très bien les limites de l'un comme de l'autre à respecter. Ainsi, chaque partenaire sait décoder chez lui comme chez l'autre les signes qui indiquent que le seuil de tolérance est atteint et se réajuste en conséquence.

Le jeu du balancier : compétition / coopération

Dans le cadre d'une formation en relation de travail, on demande aux personnes présentes de participer à un jeu d'équipe qui incitait beaucoup à la compétition. En fait, chaque équipe devait accumuler le plus de points possibles et la compétition fut effectivement très vive et fort stimulante. À l'évaluation, on fait savoir bêtement au groupe que l'enjeu de l'activité n'était pas de gagner mais de coopérer. Ben voyons! Comme si on voulait nous faire avaler que la compétition devrait être proscrite de tous nos rapports humains et qu'il vaut mieux évoluer uniquement vers la coopération. S'il est vrai que les hommes ont plus tendance à être compétitif, les femmes n'y perdent rien au change. La compétition stimule la créativité et le changement alors que la coopération favorise la stabilité et la permanence. Elles se complètent l'un l'autre dans un juste retour du balancier.

En résumé, les quatre règles du « no man's land » sont :

1) mieux vaut s'affirmer plus que moins;

2) s'affirmer, oui pour moi et oui pour l'autre;

3) éviter les passages interdits;

4) rechercher l'équilibre entre coopération et compétition.

 

« Il n'y a qu'un « d » entre débats et ébats,

les deux se complètent fort bien »

 

CDPEC 2012

06/08/2015   


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