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Amour de soi et amour de lautre : deux insparables

Capsule conjugale # 9

Comment aimer l’autre sans d’abord s’aimer soi-même? Depuis le temps qu’on le redit sur tous les tons et à tout propos, cela semble cliché de le répéter encore et encore. Insistons tout de même : «Si je ne m’aime pas, impossible d’aimer l’autre». Nous sommes ici au cœur même de ce qui constitue l’estime de soi, le fondement de toutes nos relations interpersonnelles et affectives. Faut-il aussi le redire : une bonne estime de soi n’est jamais acquise une fois pour toute; elle peut être vite ébranlée?

 

Cathy et Sébastien, chacun de leur côté, ont vécu dans une famille dysfonctionnelle, carencés affectivement et pire, sans réels repères identitaires. Devenus adultes, ils font le constat décevant de plusieurs échecs amoureux dans leur quête de la personne désirée. Malgré tout, ils persévèrent et mettent toutes les chances de leur côté. Pourquoi ne pas s’inscrire dans une agence de rencontre virtuelle? C’est ainsi qu’ils sont entrés en contact : « même profil, mêmes intérêts, mêmes besoins… ». Et c’est le cœur plein d’espoir qu’ils ont commencé à se fréquenter. Presque du jour au lendemain, ils sont tombés follement amoureux. «Cette fois-là sera la bonne!», pensaient-ils avec confiance.

 

Quelques semaines passèrent et, sans plus attendre, décidèrent de cohabiter prétextant qu’ils y gagneraient en économies. «De toute façon on s’aime, à quoi bon attendre pour rester ensemble». Coup du sort ou moment d’inattention, Kathy tomba enceinte six mois plus tard. Curieusement, les chicanes se firent de plus en plus fréquentes à partir de ce moment-là. On mit cela sur le compte d’un changement hormonal : «Je ne me comprends plus depuis que je suis enceinte», disait-elle. Et l’autre pour renchérir et se déculpabiliser affirmait : «Ses sautes d’humeur m’agressent de plus en plus». Ils avaient espoir que tout rentrerait dans l’ordre après l’accouchement. L’arrivée de l’enfant fit pire que bien. Les problèmes s’accumulèrent et ils en conclurent qu’ils ne s’étaient jamais aimés vraiment et se séparèrent tous les deux avec des reproches amers.

 

Peut-on voir dans ce court récit pathétique un problème d’estime de soi? Si c’est le cas, voici les constats possibles qui ont conduit à leur séparation :

·         Ils n’arrivent pas à s’affirmer adéquatement dans leurs besoins.

·         La peur de ne pas être aimé pour soi est omniprésente.

·         Les limites personnelles sont dépassées et ils finissent par s’agresser.

·         Leur communication est de plus en plus au ralenti et ils réagissent sur la défensive.

·         Les responsabilités sont mal assumées et ils se font des reproches.

·         L’impression d’être sous l’emprise de l’autre fait surface.

·         La frustration et le ressentiment s’installent à demeure.

·         Les moments d’intimité sont de plus en plus brefs.

·         Ils allaient tout droit vers un échec amoureux sans le réaliser.

 

Un sain amour pour soi-même

La qualité d’une relation de couple dépend essentiellement de la qualité de l’estime de soi des partenaires. Celle-ci se construit au fil du temps et des expériences par le consentement à ses fragilités et avec le courage de s’assumer pleinement dans ses forces comme dans ses limites. Que se serait-il passé pour Cathy et Sébastien qui auraient fait ce patient travail d’apprentissage sur eux-mêmes avant de se rencontrer? Leur histoire aurait été nettement différente et leur amour, sincère au début, aurait pu se déployer au grand jour malgré l’arrivée hâtive d’un enfant.

 

Quand je dis : «je m’aime»,…

·         «je me repose sur la conviction profonde que mon individualité, mon identité et ma valeur méritent la considération et la confiance de l’autre dans le respect mutuel»;

·         «je me reconnais digne d’amour et ainsi je fais le choix d’une relation de couple qui répond à cette attente légitime de reconnaissance»;

·         «je demeure attentif à ce qui se passe dans mon monde émotionnel; je suis à l’écoute de mes besoins affectifs; je ressens et mes peurs et mes désirs»;

·         «je peux développer mon espace de liberté personnelle, au rythme de mon cœur et de ses saisons, et je compose avec la liberté de l’autre»;

·         «je me défais de la honte et du remord qui m’empêchent de me découvrir aimé /e dans l’attitude aimante de l’autre»;

·         «je reconnais mes limites et je vais chercher l’aide dont j’ai besoin»;

·         «je m’entoure de bonnes personnes empathiques»;

·         «je passe par le travail constant de l’acceptation de soi dans toutes mes imperfections.»

 

 

«Comment ne se juger que pour s’aider,

et non pour se violenter ou se punir?

Comment vivre, simplement, en amitié avec soi-même?

Comment trouver le juste équilibre entre exigence

et bienveillance qui caractérise, justement, une relation amicale?

En s’acceptant, même imparfait.

S’accepter pour se changer et évoluer.

Pour naître enfin à soi-même.»

 

(Christophe André, 2006)

 

 

 

 

CDPEC 2012

31/08/2015   


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